Retrouvez ci-dessous un article publié hier pour les Publications Agora dans la Bourse au Quotidien.
Depuis, Janet Yellen a fait sa conférence de presse. Voici un rapide compte-rendu de ce qu'il fallait retenir.

Vous trouverez le communiqué complet ici:
http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20150617a.htm

Que faut-il en tirer ?

  1. La revue à la baisse du PIB dans les projections.
    (Vous trouverez le documents complet ici : http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/files/fomcprojtabl20150617.pdf)
  2. Selon la présidente de la FED, le manque de vigueur de l'emploi à diminué.
  3. L'activité se reprend modérément.

Les investisseurs ont également regardé de près les prévisions des taux de la FED : le "FFR Forecast".

FFR_18062015

 

Il faut noter que le taux médian fin 2016 a baissé de 1.0875 à 1.0625, traduisant un recul des faucons.
Toutefois une majorité des membres souhaitent une hausse avant fin 2015.

L'impact sur le marché.

Suite à cette annonce, le dollar s'est affaibli devant un discours plus accommodant, amenant EURUSD vers 1.1380.
De concert, les actions se sont reprises, profitant des prévisions des taux.

Ces mouvements sont restés dans des proportions limités et n'ont pas confirmer leur momentum.
Les indices US ont ainsi clôturés à l'équilibre et les futures sont pour le moment dans le rouge.

Nous devrions donc assister à une poursuite de l'hésitation dans le range actuel sur EURUSD (1.1050/1.1470) et rester sous pression sur les indices, principalement européen tant qu'il n'y aura pas d'accord en Grèce.

Bonne journée !

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Quel catalyseur sera Janet Yellen pour l’EURUSD?

Par Jérôme Reviller17 juin 2015

Les minutes de la Fed seront publiées dans quelques heures. La volatilité ne manquera pas d’augmenter tout comme l’incertitude sur les marchés.

Depuis plusieurs jours maintenant, les taux obligataires se tendent assez nettement illustrant la nervosité des intervenants dans un environnement économique instable :

  • la reprise aux Etats-Unis ? Elle sera finalement moins rapide qu’attendue ;
  • l’effet du QE en zone euro ? Quelques soucis de transmission de la politique monétaire dans le circuit économique ;
  • l’inflation au Japon ? Pas pour tout de suite finalement ;
  • la croissance chinoise ? Ca va coincer …

Guerre des devises, la suite…

Un autre exemple fort de cette reprise qui se fait attendre est l’entrée dans un cycle de baisse de taux de pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, habitués à des taux directeurs élevés. Si ces contrées avaient jusque-là résisté aux appels de la guerre des de

vises, ils sont finalement entrés dans la bataille avec vigueur.

150617_indice_aud_nzd

Ces deux pays très liés à la croissance chinoise s’inquiètent du manque de dynamisme du marché intérieur de l’empire du Milieu.

Si vous en doutez encore, la guerre des devises bat son plein dans un paradigme changeant. En effet, la hausse de plus de 25% du billet vert a bousculé les habitudes et montre toute la difficulté pour les banques centrales de sortir de l’ornière de l’assouplissement quantitatif dans laquelle ils se sont mis.

Même le FMI, qui certes ne brille pas par sa pertinence, argue la Fed à poursuivre sa fuite en avant avec les taux bas. Ce soir, Janet Yellen devra réaliser un nouvel exercice d’équilibriste pour parvenir à rassurer les marchés, avides de liquidités, et garder un semblant de maîtrise et de cohérence dans la sortie des mesures d’assouplissement et de taux bas.

EURUSD : où peut-on aller ?

L’euro semble vouloir se stabiliser dans la zone des 1,1250 à court terme et en finir avec le biais baissier qui était le sien depuis maintenant près de 6 mois.

Pourtant les catalyseurs restent assez nettement négatifs pour la devise européenne :

  • cycle de hausse de taux à prévoir aux Etats-Unis ;
  • Quantitative Easing de la BCE qui semble devoir durer ;
  • tensions sur la cohésion même de la zone euro.

Regardons sur un plan technique l’évolution de la paire.

Je vais utiliser l’indicateur COT, que je vous ai déjà présenté ici, pour définir le positionnement des traders professionnel chargés de la couverture des risques.

150617_cot_eurusd

Après des extrêmes historiques, les commerciaux se sont allégés. Toutefois, ils restent nettement positionnés à l’achat sur l’euro (pour se protéger de la baisse) et à la vente sur le billet vert (pour se protéger de la hausse), ce qui nous donne une pause assez « normale » au regard des forts mouvements précédents. Toutefois, il n’y a pas de véritable changement de tendance et le biais baissier EURUSD reste intact.

Regardons l’indicateur COT Index.

150617_EUR_Index

Après une phase d’accumulation, un début de distributions se met en place. Il est là aussi peu probable d’avoir une distribution linéaire et un rebond du positionnement des commerciaux à l’achat (ligne rouge) devrait se matérialiser.

Penchons-nous maintenant sur l’analyse graphique qui confirme la période de consolidation évoquée par le COT.

150617_EURUSD

La consolidation est marquée par deux zones bien distinctes. D’un côté le support à 1,1050, un seuil clé qui a permis à l’euro de trouver du soutien après ses plus-bas. De l’autre, une résistance majeure à 1,1470 qui a contenu les rebonds multiples et également fait figure d’ancien support.

Dans cette situation, il faut s’en tenir à des stratégies simples.

Nous vendrons donc les zones proches de la résistance majeures à 1,1280 ; 1,1350 et 1,1430 avec un seuil d’invalidation à 1,15.

A l’inverse, tant que 1,1050 tient, des achats spéculatifs peuvent être initiés à 1,1125 et 1,1080, sans oublier toutefois le biais naturel baissier en raison des divergences de politiques monétaires.

Puis, en cas de cassure de l’un de ces seuils, nous profiterons d’un pull back pour anticiper une accélération.

Bons Trades.

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