Guerre des banques centrales et premières faiblesses sur les indices.

Janet Yellen s’est montré des plus dynamiques la semaine passée lors de son discours devant les sénateurs américains. Elle a de nouveau insisté sur la probabilité d’une remonté de taux avant la fin de l’année. Hors, le consensus table désormais plutôt sur une hausse en début d’année afin de laisser l’économie américaine confirmer sa reprise.

Dans tous les cas, les US se rapprochent inexorablement du début du resserrement monétaire. Elle ne pourra pas attendre plus longtemps au risque de perdre ce qui est le plus cher en ce moment : la crédibilité et donc la confiance.

En Grande Bretagne aussi, la hausse de taux est sur toutes les lèvres. Et si le dernier comité monétaire a maintenu la politique accommodante intacte, les propos du gouverneur Carney de la BoE , estimant que le moment de la hausse de taux se rapprochait fortement, ont entretenu la force de la Livre Sterling. La politique monétaire reste bien le thème majeur des marchés avec de nombreux ajustements violents ces dernières semaines.

La banque centrale canadienne a de nouveau baissé le taux directeur et envoyé le dollar canadien à un plus bas de 11 ans face au billet vert.

En Nouvelle Zélande, c’est également une baisse de taux qui a animé les échanges. En descendant à 3%, la RBNZ marque sa volonté de voir le dollar néo-zélandais revenir sur des zones plus « normales ».

Il faut dire qu’après avoir profité du boum des matières premières, la Nouvelle-Zélande passe un moment délicat.

Entre ralentissement chinois, scandales et baisse des prix dans le secteur du lait, qui est un des moteurs de l’économie, et tassement des matières premières, les astres ne s’alignent plus pour les antipodes.

De même l’Australie voit ses statistiques se détériorer. Le gouverneur Stevens de la RBA a lui aussi répéter à qui voulait bien l’entendre que le dollar Australien était surévalué. Toutefois après une série de baisse du taux directeur à un niveau historique, la marge de manœuvre est étroite et l’inflation australienne pourrait limiter les nouvelles décisions.

En effet les données du mois de juin montrent une belle tenue des prix avec une hausse de 0.7%, à mettre en évidence avec de bons chiffres de l’emploi publiés en début de mois… le début d’une reprise ? Encore tôt pour le dire.

Au Japon, au contraire,  la banque centrale a toute les peines du monde à faire remonter les prix.
Le gouvernement japonais a de nouveau revu à la baisse ses prévisions d’inflation à 0.6% contre …1.4% attendus en 2015. Décidément le quantitative easing n’était pas la bonne recette !

Le yen, très affaibli a pourtant montré des signes de force dopé par un retour de l’aversion au risque et l’approche de zones de prix très hautes jugées dangereuses pour l’économie japonaise.

Enfin, en Zone Euro, il semble qu’on parvienne à écarter enfin la Grèce du devant de la scène. Après les votes au parlement qui ouvrent la voie à un nouveau plan d’aide.

Rien n’étant réglé, le dossier devrait revenir rapidement avec, sans doute, des élections anticipées.

Sur le marché des changes, la Livre Sterling et le Dollar restent en tête !

highwave360-25-07-2015-11-55-27

Source : Highwave360.

Pour investir sur le Forex, il n’y a qu’une chose à garder en tête. Les devises évoluent en fonction de l’anticipation des divergences de politiques monétaires. Comprenez : Le différentiel de taux directeur est important mais c’est surtout le différentiel « anticipé » par les marchés dans le futur qui fait la loi.

Si vous voulez réviser un peu vos notions de politique monétaire, j’écrivais déjà sur le sujet en février (rien n’a vraiment bougé depuis …) : Guerre des devises : Reprise des combats.

C’est bien sûr du côté des antipodes que les choses bougent avec un dollar australien en difficulté comme son homologue néo-zélandais. Malgré des signes de résilience en début de semaine, Le billet vert a imposé sa loi.

L’Euro, lui, a résisté un peu mieux malgré le test de la zone des 1.0800 montrant qu’il en faudrait un peu plus pour l’envoyer plus bas.

Il faut dire qu’il n’y a rien à noter de neuf dans le discours de Mario Draghi, et la gestion de la crise grecque a plutôt bien soutenue la devise européenne.

Le Yen était mon pari de la semaine pour une hausse. Il aura fallu attendre ce vendredi pour voir la devise nipponne s’apprécier et illustrer le retour de l’aversion au risque sur les places actions.

Indices : Des faiblesses de plus en plus présentes.

A l’instar du Yen, c’est le VIX qui illustre également parfaitement le retour de la volatilité et des inquiétudes à court-terme.

vix_25072015

L’indice de la peur a terminé en hausse de plus de 8% ce vendredi.

Après plusieurs années de hausse forte et quasi-ininterrompue les indices, qui plafonnent depuis quelques jours, ont pris le chemin de la baisse .

Rien d’alarmant comparée à la hausse de ces derniers mois mais les points d’inquiétudes sont là et les catalyseurs sont en défaut.

En effet, plus que de nouvelles mesures, le marché a besoin de nouveaux thèmes. La hausse de ce début d’année va pousser les gérants à la prudence et à protéger les performances réalisées pendant que les liquidités abondantes soutiennent mécaniquement les cours, surtout en zone euro.

Vendredi le contrat future sur le DAX (Allemagne) revenait sur une zone à 11300 pts. Ce sera un support déterminant qui en cas de cassure ouvrira la voie aux 10900 pts.

Bref, l’été risque d’être caniculaire aussi sur les marchés …

 


+324 pips cette semaine grâce à la stratégie des Forces relatives.
Découvrez le détail de cette performance en cliquant ici.

Rejoignez les membres de l' Académie pour bénéficier d'une formation et d'un accompagnement au quotidien.
Apprenez à trader sans stress et sans passer la journée devant vos écrans ... 

A tout de suite ...

logo_academie

 

'