Comme je l'écrivais dans mon analyse Cot et agenda de la semaine, cette semaine, ce sont les banques centrales qui seront à l'honneur avec pas moins de trois annonces (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre). Quand on voit l'effet que les dirigeants de ses banques peuvent avoir sur le marché en annonçant simplement qu'il "fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver l'Euro" (i.e. l'annonce de Mario Draghi) mais sans pour autant annoncer une quelconque mesure concrète, on est en mesure de se préparer au pire ou au meilleur lorsque trois banques sont de la partie.

La première banque à ouvrir le bal sera la Réserve fédérale ce mercredi 1 août...

Cela va faire environ 4 ans que la Réserve fédérale ne peut plus jouer avec son taux directeur à la baisse. En effet, depuis 2008, celui-ci a toujours été compris entre 0 et 0.25%. Cependant, nous ne sommes pas prêt de voir une hausse de ce taux compte tenu de l'état de l'économie américaine qui n'a fait qu'empirer ses derniers mois : avec une croissance en baisse (baisse du PIB de 1.9% a 1.5%) et un taux de chômage inquiétant (bien que diminuant grâce à des prouesses statistiques).

Néanmoins, malgré un taux d'inflation relativement bas, il est très possible que l'assouplissement quantitafif tant attendu se fasse encore attendre. En effet, bien que la croissance soit en baisse, elle demeure conforme aux prévisions économiques du Trésor. La situation n'est donc pas si dramatique et reste "sous contrôle" des autorités économiques du pays.

Suivi de celle qui a tout déclenché : la Banque centrale européenne ce jeudi 2 août...

À la suite de son annonce explosive, les marchés ont réagi au quart de tour avant de se stabiliser rapidement en attendant de voir les mesures concrètes que la Banque centrale européenne allait implanter afin de "sauver l'Euro".

Mais voilà le problème : la Banque centrale européenne l'a déjà annoncé maintes et maintes fois, elle ne fera rien tant que les pays membres n'auront pas fait le premier pas. Malgré les déclarations du président de l'Eurogroupe, Jean Claude Juncker, qui se dit prêt à agir avec la Banque centrale européenne, il n'en demeure pas moins que cela fait plusieurs mois que l'on attend une action concertée de la part des pays membres et que celle-ci ne semble pas prendre forme. Peut être que le support de la BCE changera la donne...

Les mesures exceptionnelles que pourrait prendre la Banque centrale européenne auraient certainement pour objectif de racheter de la dette afin de soulager les marchés obligataires et diminuer la pression subie par certains pays tels que l'Espagne, l'Italie ou la Grèce. Un autre terrain d'action serait une nouvelle décote de la dette grecque détenue par la Banque centrale européenne afin de réduire l'endettement du pays de façon significative.

et de La Banque d'Angleterre le 2 août également.

Contrairement à son homologue américaine, la Banque d'Angleterre dispose encore d'un peu de latitude pour réduire son taux directeur si elle le désire. Et il est fort probable qu'elle fasse usage de cet outil. En effet, avec un troisième trimestre affichant une croissance négative mais surtout un PIB toujours en dessous des prévisions et une inflation en forte baisse, la situation devient inquiétante.

Une autre solution serait d’accroître les efforts d'assouplissement quantitatif mais compte tenu de l'apport de 50 Milliards de Livres effectué en juillet, celle solution ne semble pas réaliste pour le moment.

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