Cher Lecteur,

Cette semaine a connu un (non ?) évènement majeur : Le comité monétaire de la FED !

Un dollar fort qui pénalise les entreprises US

J’évoquais la semaine passée le bal des banques centrales, mais la danse est loin d’être finie.
En effet, de son côté l’autorité américaine a confirmé la « solidité » de la reprise économique mais a renouvelé son vœu de « patience » avant une hausse de taux.

Les analystes penchent désormais pour un resserement en Juin.

La tendance du dollar reste ainsi toujours bien ancrée à la hausse, mais au cours de la semaine des voix se sont tout de même élevées face à la montée du dollar. En effet, plusieurs grandes entreprises comme Caterpillar ou Pfizer se sont émus de ces mouvements de change défavorables qui ont déjà  un impact non négligeable sur les marges.

Ajouté à cela, une baisse des matières premières qui devraient peser sur la hausse des prix, et tout semble réuni pour que la FED puisse gagner un peu de temps supplémentaire avant de remonter ses taux.

Baisse de taux : Au tour de l’Australie et la Nouvelle-Zélande ?

Au-delà de la FED et du billet vert, deux autres institutions seront sous les feux de la rampe dans les prochains jours : La Royal Bank of Australia (RBA) et la Royal Bank of New-Zealand (RBNZ).

En effet, alors que leur devise respective a déjà fortement chuté, ces pays exportateur ne devraient pas hésiter à aller encore plus loin pour doper leur compétitivité.
Et les bruits courent qu’une baisse de taux serait probable dans les semaines à venir. Nous en saurons plus dès mardi avec la publication de la décision de la banque centrale australienne.

Déjà, la Banque Centrale du Canada a surpris tout le monde en baissant son taux directeur afin de pallier aux difficultés de son économie. En effet, la baisse du baril pèse de tout son poids sur la croissance canadienne publiée à -0.2% ce vendredi pour le mois de novembre.

Bref, comme vous l’aurez compris, la valse des monnaies ne fait que débuter dans ce grand bal de la guerre des devises …

Décorrélation entre les US et l’Europe.

Pour les investisseurs actifs que nous sommes, les décisions quotidiennes sont difficiles.
Des grandes tendances fortes proches de seuils historiques propice un répit appelle à la prudence, mais un autre facteur doit vous poussez à la mesure.

En effet, nous constatons plusieurs décorrélations entre des marchés majeurs. Le principal décalage en cours est la désynchronisation des places américaines et européennes.
SP500_eurostox_daw_ JAN2015
Source : Bloomberg.com

Depuis le début du mois, on note une nette surperformance des places européennes (ici le DAX en orange et l’Eurotoxx50 en  rouge ) comparées aux indices US (ici le SP500 en vert).

On peut expliquer ce phénomène par deux choses distinctes :

  • Le Quantitative Easing européen qui pousse les investisseurs à venir chercher des opportunités intéressantes en vue des liquidités abondantes de la BCE. Cela amène donc des liquidités jusque-là hors marché.
    A noter que ces flux atteste que les mesures de la BCE alimentent les mouvements de certains flux d’actifs et sont donc par nature, propice à former une bulle spéculative.
  • La réallocation par les gérant de fonds US vers des fonds EURO alors que la FED est proche d’une hausse de taux, expliquant le différentiel.

Dans ces conditions et alors que les indices européens sont proches de leurs plus hauts  historiques, l’année 2015 n’a sans doute pas fini de nous surprendre …

Bonne semaine !

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