Bonjour à tous,

Voici l'analyse COT en vidéo ainsi qu'un commentaire sur l'agenda qui nous attend pour cette semaine.


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AGENDA :

Pour la semaine du 1/10/2012 au 5/10/2012, les nouvelles économiques suivantes sont à surveiller :

Mardi 2/10
- Taux directeur australien (6h30)
- Compte rendu du comité sur la politique monétaire en Australie (6h30)

Mercredi 3/10
- Chiffres sur l'emploi américain ADP Non-Farm (14h15)
- Indice des directeurs d'achats ISM non manufacturier pour les États-unis (16h00)

Jeudi 4/10
- Annonce du montant destiné au programme de rachat d'actif de la Banque d'Angleterre (13h00)
- Taux directeur de la Banque d'Angleterre (13h00)
- Compte rendu du comité sur la politique monétaire au Royaume-Uni
- Taux directeur de la Banque centrale européenne (13h45)
- Compte rendu du comité sur la politique monétaire en Europe (14h30)
- Minutes de la dernière réunion du comité sur la politique monétaire aux États-Unis (20h00)

Vendredi 5/10
- Taux directeur de la Banque du Japon
- Compte rendu du comité sur la politique monétaire au Japon
- Réserves en devises étrangères de la Banque nationale suisse (9h00)
- Chiffres sur l'emploi aux États-Unis et taux de chômage (14h30)

La semaine va être chargée avec pas moins de 4 annonces de banques centrales concernant le taux directeur et la politique monétaire du pays ou de la zone économique dans le cas de la Banque centrale européenne.

Ce matin, la banque d'Australie a surpris le marché avec une baisse de 0.25% de ses taux. La paire AUDUSD a immédiatement chuté de 80 pips pour s'équilibrer vers 1.0300.
Cette décision vient illustrer l'inquiétude grandissante sur le sort de l'économie en Asie qui semble devoir s’organiser pour affronter le ralentissement chinois, véritable locomotive de la région.
D'une manière plus générale, la baisse des taux vient également alimenter le climat de défiance générale sur les perspectives et le manque de visibilité devrait donc une nouvelle fois peser à moyen-terme sur les marchés.

Mercredi est intéressant avec deux nouvelles économiques importantes pour les États-Unis où Bernanke continue de défendre sa politique monétaire contre des attaques de plus en plus nombreuses. Son argument est que l'assouplissement va engendrer de la croissance coûte que coûte qui résoudra d'elle-même tous les problèmes de stabilité des prix qu'il pourrait provoquer. Chaque nouvelle va donc être fortement suivi afin de voir si la croissance montre le bout de son nez.

Le lendemain, c'est la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne qui seront à l'honneur. Alors que la baisse d'activité en Asie continue de peser sur l'économie du Royaume-Uni, les analystes sont toujours en attentes de voir les résultats du plan d'assouplissement de la dite Banque à travers son programme de prêt. Le taux directeur devrait être maintenu à son niveau actuel compte tenu des efforts déjà entrepris par la Banque au cours des derniers mois. De plus,  les résultats de ces efforts s'inscrivent sur le long terme et sont donc difficiles à évaluer à l'heure actuelle. Néanmoins, si le ralentissement de l'économie perdure, la Banque d'Angleterre devra certainement prendre des mesures supplémentaires.

En Europe, le mot d'ordre est "attendre". En effet, sur le front des marchés, les intervenants attendent la décision de Moody's concernant le possible abaissement de la note espagnole alors que sur le front politique, l'Espagne est désormais prête à demander officiellement de l'aide (les rumeurs misent sur le début de semaine prochaine) tandis que l'Allemagne lui demande de patienter afin de pouvoir présenter l'ensemble des plans de sauvetages sous forme de paquet au parlement (efficacité germanique oblige). Malgré les mesures d'austérité votées par le gouvernement espagnol, celui-ci est maintenant dos au mur avec pas moins de 20 Milliards d'obligations arrivant à échéance ce mois-ci. Si la confiance n'est pas de retour, l'Espagne aura du mal à convaincre ses créanciers de réinvestir leurs fonds dans de nouvelles obligations sans passer par la case "liquidité". Il n'y a donc pas grand chose à attendre de la Banque centrale européenne tant que l'Espagne ou Moody's n'auront fait le premier pas.

Pour clôturer la semaine, nous aurons la Banque du Japon qui continue de peiner pour dévaluer le Yen. En effet, malgré les efforts entrepris (assouplissement + intervention), le Yen reste désespérément sous la barre des 80.00 et ce en grande partie à cause du fait que l'assouplissement introduit par la Banque du Japon fait pâle figure face aux Milliards mensuels de la Réserve fédérale américaine (l'assouplissement de la Fed a fait chuté les taux à long terme des Bons du Trésor favorisant de ce fait le Yen malgré des fondamentaux négatifs pour le pays). Avec la récente nomination d'un nouveau Ministre des Finances, la Banque du Japon va sans doute s’abstenir de toutes modifications de sa politique monétaire dans l'immédiat tant que ce dernier ne sera pas à jour dans les dossiers du pays.

N'hésitez pas à commenter et partager vos propre analyses avec notre indicateur COT ou autre sur le blog ou sur les réseaux sociaux.

Bonne semaine !

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